N° ACR0000906 - Abattoirs, aujourd'hui siège social SOGET

 
Adresse : quartier Christophe-Colomb
  quartier des Neiges
  76600 Le Havre
Coordonnées GPS : 49.484158, 0.131985
Coordonnées GPS : 49.484158, 0.131985
Dates Construction : 1964
Date de classement : 2001
Auteur : Sardnal Théo (architecte)
Patrimoine du 20e siècle

Précision Interet :

Théo Sardnal, spécialisé dans l’architecture d’ouvrages d’art et d’équipements industriels importants, réalisa notamment le barrage-usine Blondel, à Donzère-Mondragon (1949-1952) Son architecture utilise les principes du classicisme structurel définis par Auguste Perret. Aux abattoirs du Havre, qui cultivent la ressemblance avec les immeubles reconstruits du centre-ville, il met en œuvre le langage architectural moderne de son illustre professeur : structure poteau-poutre sur une trame de 8 m permettant la standardisation et la préfabrication des éléments, béton armé brut de décoffrage, calepinage soigné des panneaux de remplissage, pavés de verre. Outre des problèmes de vétusté et de rentabilité, l’évolution des conceptions concernant l’abattage, conduisant à la mise en place de véritables abattoirs industriels établis au plus près des lieux de production et d’exploitation eurent raison de ces abattoirs victimes de leur gigantisme, trente ans après leur ouverture.

Description Historique :

Les nouveaux abattoirs du Havre, construits en 1893 sur les plans de l’architecte Léon David au bout du boulevard de Graville, à proximité du quartier des Neiges, sont sinistrés à plus de 50% par les bombardements de septembre 1944. Après-guerre, la décision est prise de les reconstruire. Un premier projet, consistant à les implanter sur un terrain situé boulevard Sadi-Carnot afin d’y adjoindre une usine de congélation permettant l’exportation de viandes par le port, est finalement abandonné et le choix est fait de les reconstruire sur le même emplacement en privilégiant les besoins de la seule agglomération havraise et en intégrant un triple objectif : faciliter l’exploitation, rationaliser le processus d’abattage et assurer l’hygiène. L’architecte retenu est un disciple d’Auguste Perret, Théo Sardnal. Il effectue avec Henry Commeny, le directeur des abattoirs, un voyage en Suisse afin de s’inspirer des établissements récents, notamment celui de Lausanne, construits à l’horizontale, principe novateur favorisant des conditions de travail et de surveillance plus simples et moins onéreuses que dans une exploitation sur plusieurs plans. L’adjudication pour la première tranche, le marché aux bestiaux, est passée en février 1953. Les travaux sont menés par tranches afin de ne pas entraver l’exploitation. De 1957 à 1965, année où s’achève la démolition des anciens abattoirs, sont construits le hall d’abattage, la triperie, les bureaux les poste sanitaire et de désinfection, les bouveries, les écuries, les bergeries et les porcheries, soit 19 halls au total, dont (quatorze halls pour le gros bétail, deux pour les moutons, trois pour les porcs). En 1987, à la suite de la décision de transférer les abattoirs à Bolbec, au plus près des lieux d’élevage, et du retrait de l’agrément de la Communauté européenne, le site, vétuste est fermé. En 1991, des entreprises havraises s’installent sur une partie du site. Les verrières sont détruites l’année suivante pour des motifs de sécurité.

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